je consacrerai sûrement une partie importante du temps qui me reste pour écrire. Ecrire sur moi sur ceux que j'aime, tenter de laisser quelque chose sur ces quelques pages a celles et ceux qui ont compté pour moi; leur dire tout ce qu'ils représentent pour moi, leur dire merci tout simplement de m'avoir accompagné.
Mais face à eux je ne dirai rien de la fin qui vient: je veux être sur de profiter d'eux pleinement, je ne veux pas voir le chagrin sur leurs visages. Je les prends en photos avec un vieux polaroïd
je veux les observer une dernière fois, les sentir vivre, les ressentir aussi.
Avant de les quitter je les serre une dernière fois dans mes bras, je prends leurs mains dans les miennes et leur souris; c'est la dernière image qu'ils auront de moi.
En début de soirée je me rends dans un café m'installe en terrasse même si le temps n'est pas clément. J'observe enfin le flot de passants dans la rue et je repense à ce que fut ma vie. J’imagine celle de ceux qui marchent devant moi. Je serre la tasse du thé chaud entre mes doigts jusque me brûler pour me sentir une dernière fois vivant. Je me lève, il commence à faire nuit. Je me rends alors devant l'Opera comique cet endroit ma subjugué une nuit je n'ai jamais voulu voir ce lieu le jour. Je demande à un passant de me prendre avec le polaroid sur cette place. Je m'assieds et contemple les photos de la journée, les serre contre ma poitrine.
Je ferme les yeux...